Présentation

Présentation

Note : Les articles les plus récents sont à la fin (dernières pages) !


In Irish music today, there is much debate and division on the issues of continuity versus change, and tradition versus innovation. I think it is a mistake to divide these issues, as the music is capable of containig all of these parts at once. The real battle is between artistic integrity and the forces that impede creative expression. Traditional Irish music has always experienced change and been enriched by innovation, while at the same time maintaining continuity. The issue that is of utmost importance is that innovation, change, tradition and continuity all be tempered by integrity, humility and understanding. These issues are the issues of all artistic pursuit and are therefore universal, as is the very core of the music itself.
Irish music is the expression of the universal muse. What gives it its unique character is that this muse has been expressed through our unique cultural milieu and ethos. It represents the experience and aspirations of a collective of musicians spread through time.
The music is more than just one point of view. It is many things. It is dance music, it is music of community and sharing. It is music to listen to, music to remember by, and to express through. At any one time, it contains all of these attributes, but in varying degrees.


- Martin Hayes, March 1997
excerpt from the notes for the album "The Lonesome Touch" (with Dennis Cahill)



Aujourd'hui, il y a en musique irlandaise de longues discussions et des divisions à propos de ces enjeux : la continuité face au changement, et la tradition face à l'innovation. Je pense que séparer ces enjeux est une erreur, puisque la musique est capable de contenir tous ces éléments à la fois. La vraie lutte se situe entre l'intégrité artistique et les forces qui entravent la créativité. La musique traditionnelle irlandaise a toujours fait l'expérience du changement et a été enrichie par l'innovation, tout en maintenant dans le même temps la continuité. La question capitale est que l'innovation, le changement, la tradition et la continuité soient doublés d'intégrité, d'humilité et de compréhension. Ces enjeux sont ceux de toute démarche artistique, et par conséquent ils sont universels, tout comme l'âme de la musique elle-même.
La musique irlandaise est l'expression de la muse universelle. Ce qui lui donne son caractère unique, c'est que nous avons exprimé cette muse à travers notre milieu culturel et notre génie particuliers. Elle représente l'expérience et les aspirations d'un collectif de musiciens à travers le temps.
La musique est plus qu'un simple point de vue. C'est beaucoup de choses. C'est la musique à danser, la musique de la communauté et du partage. C'est de la musique à écouter, de la musique pour se souvenir, et pour s'exprimer. A tout moment elle contient toutes ces caractéristiques, mais à des degrés variés.


- Martin Hayes, mars 1997
extrait des notes sur l'album "The Lonesome Touch" (avec Dennis Cahill)



"When I hear music, I fear no danger. I am invulnerable. I see no foe. I am related to the earliest times, and to the latest. "
Henry David Thoreau


# Posté le jeudi 16 juin 2005 07:28
Modifié le dimanche 31 mai 2009 14:04

Pourquoi ce blog ?

Pourquoi ce blog ?
Cela fait plusieurs années que je suis tombée dans la musique celtique, et en particulier la musique irlandaise, un peu par hasard puisque je n'ai aucune origine "celtique" et que je suis musicienne de formation classique.
J'ai voulu créer ce blog pour faire découvrir la musique celtique en général à ceux qui ne connaissent pas bien, mais aussi aux "connaisseurs" qui sauront (je pense) apprécier ce blog ... Enfin, j'espère que ce blog permettra d'effacer certains clichés attachés à la musique celtique, pour les remplacer par une vision authentique !!!



Moi, j'écoute ....





... et pas mal d'autres !



A vous de les découvrir sur ce blog !!!
# Posté le jeudi 16 juin 2005 07:48
Modifié le lundi 04 juin 2007 08:45

De mon côté ...

De mon côté ...
OUI, je suis "piper" et fière de l'être !!! ^_^

Non, sérieusement, je suis débutante en uillean-pipe (cornemuse irlandaise) et ça fait bien 3 ans que je joue du low whistle et du tin whistle (flûtes à bec irlandaises). J'ai commencé le whistle en autodidacte, à vrai dire, même si c'était après avoir fait 10 ans de piano au conservatoire ... Puis j'ai pris quelques cours dans une association et maintenant, je commence les cours d'uillean-pipe dans le club Na Piobairi, à Paris.

Et NON, l'uillean-pipe n'est pas un instrument de torture !!! Et puis pour une fois qu'une fille a décidé d'en jouer, essayez pas de me décourager ...
:-P
# Posté le jeudi 16 juin 2005 08:05
Modifié le lundi 04 juin 2007 08:59

Liam O'Flynn

Liam O'Flynn
Permettez-moi de vous présenter mon maître en musique irlandaise ... et surtout en uillean-pipe !


Liam O'Flynn



Originaire du comté de Kildare (County Kildare), Liam O'Flynn grandit dans un milieu musicien : son père joue du fiddle et sa mère enseigne le piano. Après s'être mis au whistle, Liam commence l'uillean-pipe (cornemuse irlandaise) et se voit très vite encouragé, notamment par Tom Armstrong, maître "piper" du Kildare. A 11 ans, Liam commence des cours (d'un niveau assez élevé !) avec Leo Rowsome, grand joueur d'uillean-pipe, qui a d'ailleurs créé une marque à son nom (ses uillean-pipes sont magnifiques !).

Liam rencontre par la suite les plus grands joueurs d'uillean-pipe, tels que le légendaire Willie Clancy et le célèbre Seamus Ennis, dont il deviendra l'élève et l'ami. Il se fait très vite une place dans les sessions (seisiuns) et sur la scène en rencontrant Christy Moore, Donal Lunny ...

Le groupe Planxty est fondé très vite par Liam, avec Andy Irvine, Christy Moore et Donal Lunny, et devient l'un des groupes les plus populaires d'Irlande.


Son site officiel
# Posté le jeudi 16 juin 2005 08:40
Modifié le mercredi 06 juin 2007 09:57

Carlos Nuñez

Carlos Nuñez
C'est un peu par lui que tout a commencé, puisque c'est un des premiers musiciens que j'ai écouté en musique celtique. Je le remercie de m'avoir motivée pour me mettre au whistle !
^^


Petite biographie ....


En 1984, au Festival Interceltique de Lorient, Carlos Núñez , né en 1971, découvrait son appartenance à la nation celte, réunissant la Bretagne, l'Irlande, l' Ecosse, le pays de Galles, mais aussi les Asturies et la Galice. Il a alors 13 ans, il croise le Bagad Kemper, Erwan Ropars ... Le jeune virtuose joue en soliste une composition de Shaun Davey accompagné par l'Orchestre Symphonique de Lorient. Il remporte le prix Macallam pour la cornemuse galicienne ("gaita"), cette année-là, ainsi que les deux suivantes.

Carlos Núñez est arrivé à Lorient grâce à son père, antifranquiste en exil à Paris dans les années 1970, qui avait rencontré Dan Ar Braz, alors guitariste d'Alan Stivell lors d'un concert de soutien à l'Espagne résistante au Palais des Sports. Il noue des liens profonds avec la Bretagne et y amène Carlos, qui, resté au pays avec le reste de la famille, étudiait la musique classique au conservatoire de Vigo tout en jouant de la gaita (cornemuse de la Galice) et des flûtes (whistles entre autres).

Près de vingt ans après ces rencontres fondatrices, Dan Ar Braz a composé pour "Un Galicien en Bretagne", le nouvel album de Carlos Núñez, un titre ("Un Galicien libre à Paris"), en hommage au père de Carlos Núñez, libre à Paris comme le fut Carlos à Lorient. « Lorient m'a ouvert les yeux. L'Interceltique est devenu pour moi à jamais le symbole de la liberté - première Guinness, premier concert", dit l'enfant de Vigo, qui poursuit ensuite une formation classique de flûte à bec au conservatoire royal de Madrid.

"Un Galicien en Bretagne" revient sur ce parcours commencé précocement et qui a soudé des amitiés musicales indéfectibles et transfrontalières. Partout, Carlos Núñez cherche les points de rencontre entre le Finisterre galicien, cette Autre fin de terre – composition encore de Dan An Braz ("El Otro Finisterre"), soutenue par deux bagadoù – celui de Lokoal Mendon et celui d'Auray. Partout, Carlos Núñez trouve les points d'ancrage communs aux Cltes du Nrd et du Sd, des légendes à l'usage de la cornemuse. le morceau "The Three Pipers" rassemble ainsi la cornemuse écossaise (Patrick Molard), la cornemuse irlandaise (Liam O'Flynn) et la gaïta galicienne, « union par le souffle (l'air), explique le musicien, de l'eau, du feu et de la terre ». Rappelons que depuis l'album "Finistères" paru en 1997, Carlos Núñez a rejoint Dan Ar Braz et l'Héritage des Celtes, et tous les concerts qui seront donnés sous ce nom ou en l'honneur de la Bretagne par la suite - dont les deux éditions de la Nuit Celte au Stade de France.

Carlos Núñez a toujours été à l'origine de croisements jusqu'à lors improbables, ou encore au centre d'albums où l'esprit d'échange primait sur les considérations personnelles. A 16 ans il joue en Bretagne, au conservatoire de Ploemeur avec Paddy Moloney, leader du groupe irlandais mythique The Chieftains, avec qui il va parcourir un chemin glorieux jusqu'aux Grammy Awards, où l'album "Santiago", avec Linda Rondstadt et Los Lobos, est primé en 1996.

En 1997, parait le premier album de Carlos Núñez, "Brotherhood of Stars" coproduit avec Paddy Moloney et Ry Cooder. Il réunit 50 invités dont The Chieftains, Ry Cooder, Luz Casal, Dulce Pontes, ainsi que des musiciens traditionnels de Cuba, d'Irlande, d'Andalousie, du Pays Basque et bien sûr de Galice.

"En discutant avec les chanteurs et musiciens de flamenco, Paco de Lucia, Vicente Amigo, Carmen Linares, Tomatito, je me suis aperçu que les rythmes et les modes galiciens qui différencient notre musique de celle de l'Irlande existaient aussi dans la musique du sud de l'Espagne.». Puis, reprenant les travaux d'un moine franciscain, Padre Patrocinio, basé à Tanger dans les années 1930, il étudie le répertoire arabo-andalou avec le luthiste marocain Omar Metioui. Toutes ces recherches aboutissent en 1999 à "Os Amores libres", «un disque politiquement incorrect puisqu'il montre les liaisons profondes entre le monde celte, l'Espagne et les Arabes. ». Suit l'album "Mayo Longo" en 2000, ainsi que le best-of "Todos os Mundos".

Ainsi nourri de ces expériences, naît en 2003 "Un Galicien en Bretagne". Inauguré par un « tour de Bretagne » ("Tro Breizh", Carlos est à la flûte, André Le Meut à la bombarde, Erwan Ropars à la cornemuse écossaise), "Un Galicien en Bretagne" finit en Catalogne avec Jordi Savall et sa viole de gambe. Les deux compères y mettent en scène Ponthus et Sidoine, les enfants des rois de Galice et de Bretagne célébrés par un roman d'amour médiéval .

Avant d'enregistrer son nouvel ouvrage, Carlos Núñez a invité Alan Stivell, qui y chante en Galicien, à découvrir la Galice. Ensemble, ils s'en furent de village en village, observant les horreos, blocs de pierre où se garde le grain, explorant les mythes des « vilas asulagas », les villes englouties. Au final, une superbe chanson, "Noite Pecha", chantée en galicien par Alan Stivell qui joue de la harpe à l'ancienne, en acoustique. Carlos Núñez est ensuite parti en Bretagne, par le «bateau Citroën» (de l'ardoise galicienne pour Saint-Nazaire contre des voitures françaises pour Vigo) ramenant dans ses bagages "Karante Doh Doue", un cantique entendu par le Galicien au pèlerinage de Sainte Anne d'Auray, ici interprété par le ch½ur d'hommes de Kanerion Pleuigner, ou encore la gwerz "Yann Derrien", adaptée avec Gilles Servat. Cet album est aussi un foisonnement d'instruments, de l'ocarina au bouzouki, de la mandoline aux flûtes et à toutes les cornemuses celtes.

Vient ensuite un album live : "Carlos Nuñez y amigos", enregistré le 18 juillet 2004 à Castrelos (Vigo) ... => J'y étais !!! (le mot de Glorfinn)

Le dernier album de Carlos Núñez, "Cinema do Mar", a pour thème les musiques de films et regroupe des reprises d'airs célèbres (à la sauce Núñez) ainsi que des extraits des bandes originales pour lesquelles Carlos a joué. L'édition espagnole comporte beaucoup plus de titres que l'édition française ...

Son site officiel est
Et sinon, voilà un bon site sur lui ici
# Posté le jeudi 16 juin 2005 08:52
Modifié le mercredi 05 septembre 2007 08:57