Dan Ar Braz

Dan Ar Braz
LE guitariste breton par excellence : Dan Ar Braz ! (ici en concert avec Ronan Le Bars à la cornemuse)

Voici une courte biographie de Dan ar Braz, elle résume le déroulement de sa carrière et la chronologie de la sortie de ses albums.

Daniel le Bras, est né le 15 janvier 1949 à Quimper
Non loin de là, lors d'une promenade en bateau au large de Benodet, il entend les échos d'une cornemuse écossaise sur la lande ... Il a alors une dizaine d'années, et il se souviendra toujours de cette émotion ...

C'est également à Benodet, en 1967, alors qu'il travaillait comme serveur, qu'il remarque devant la terrasse de l'établissement un type jouant un morceau de Pete Seeger. Il l'interpelle... c'était un certain Alan Stivell !

A cette époque, Dan Ar Braz écume les bals locaux, où il chante Donovan, Van Morrison, Rory Gallagher, curieusement tous d'origine celtique ou américaine descandants d'immigrés. A l'époque, il est également fortement marqué par le jeu de guitare de Hank Marvin et des Pretty Things.

"Je n'ai jamais fait de musique traditionnelle, je suis un musicien issu de la vague rock des années soixante. Je n'ai pas appris la musique à l'école. Cela s'est fait dans les bals et les bistrots."

Inconsciemment, ses choix allaient vers ces musiques d'influences celtiques et c'est Alan Stivell qui lui fera prendre conscience des connexions entre le rock et la musique celtique.

Il prend alors conscience de ses racines bretonnes, et change son nom en Dan Ar Bras. Plus tard, lors de ses tournées dans les pays anglos-saxons, il se rendit compte que le "s" n'était pas prononcé, ce qui donnait "Dan Ar Bra". Il décide donc alors de changer le "s" en "z", et l'écrira donc "Dan Ar Braz".

C'est d'ailleurs aux cotés d'Alan Stivell qu'il débute réellement sa carrière de guitariste. De 1972 à 1977, il participe à la sortie de 7 albums dont les mythiques "Renaissance de la harpe celtique" et "Concert à L'Olympia".

C'est pendant ces années passées avec Alan Stivell, qu'il développe une technique qui lui permettra d'approcher à la guitare le jeu et la sonorité de la cornemuse.

Dan ar Braz commence à trouver une inspiration personnelle et souhaite travailler ses propres compositions. Après avoir tourné pendant prés de 10 ans avec Alan Stivell, ils se séparent définitivement en 1977.

Dan Ar Braz enregistre alors son premier album solo "Douar Nevez", une suite musicale inspirée de la Légende de la Ville d'Ys.
Dan est déjà accompagné de musiciens qui figureront sur plusieurs albums : Patrick Molard (Cornemuse écossaise, Uillean pipes), Benoît Widemann (Piano, Synthétiseur), Dave Pegg (Basse) et Michel Santangelli (Batterie).

En 1978, il enregistre "Allez Dire à La Ville". On retrouve sur ce disque les premières adaptations de textes du journaliste et écrivain Xavier Grall. Ce dernier écrira d'ailleurs un superbe article en son honneur dans le journal "Le Monde" du 26 novembre 1978.
L'année suivante, il sort "The Earth Lament", sans doute son album le plus rock.
Pour tous les artistes bretons de cette époque, les années 80 représentent une certaine traversée du désert. Malgré la sortie de plusieurs albums d'une rare qualité, il qualifiera lui même les années qui viendront de "difficiles". La musique celtique est "passée de mode", et disparait des médias, contribuant également à un rejet par les jeunes générations de la culture de leurs parents...
Dan Ar Braz se réfugie alors dans des tournées à l'étranger, soit seul, soit avec son compère Patrick Molard : une quarantaine de tournées en Angleterre, au Danemark, en Scandinavie en Italie, puis aux USA.

"C'est à ce moment que je me suis renfermé sur ma Bretagne, repositionné. Je ne suis pas français, je suis de Bretagne. Il fallait que j'aille en Amérique pour le découvrir."

Ces voyages sont d'ailleurs l'occasion de rencontres diverses, dont il se souviendra longtemps, comme Donal Lunny, ou encore Elaine Morgan qui ne manque pas de venir l'encourager lors de ses passages au Pays de Galles.

En Bretagne, ce passage "difficile" est également une période de travail intense qui prépare l'essor des années 90 ...
Sur l'album "Acoustic" (1981), Dan Ar Braz interprète plusieurs compositions personnelles. Entre chansons et instrumentaux figure également deux magnifiques textes de Xavier Grall, "Les déments" et "Les marins".
Puis, il produit deux albums instrumentaux :
"Musique Pour les Silences à Venir" (1985)
et "Septembre Bleu" (1988), deux albums auxquels il accorde un interêt particulier, comme nous le verrons plus loin ...

L'album "Songs" sort en 1990. Cet album est composé de reprises et de textes écrits par Dan ar Braz.
En 1991, sort le disque "Borders of Salt", sur lequel on trouve le morceau du même nom, seul titre instrumental de ce disque, qui deviendra l'un des titre phare du futur Héritage des Celtes.
En 1992, Dan Ar Braz produit trois albums : "Les Iles de la Mémoire", "Rêves de Siam", bande originale du film de Olivier Bourbeillon et "Dan Ar Braz Chante Xavier Grall" où il rend hommage à son ami en réinterprétant ses plus belles variations sur ses poèmes.

Le soir du 24 juillet 1993, le concert de clôture du 70ème Festival de Cornouaille permet à Dan Ar Braz de se retrouver sur scène entouré de 75 musiciens dont l'Irlandais Donal Lunny, le Shotts Pipe Band de Glasgow, le Bagad Kemper. Les nombreux spectateurs viennent sans le savoir, d'assister à la naissance d'une aventure qui va durer prés de cinq ans, l'Héritage des Celtes !

Avant le véritable lancement de L'Héritage des Celtes, il sort en compagnie de Patrick Molard, son "dernier" album en tant que guitariste soliste, "Theme for the Green Lands", une suite instrumentale pour guitare et cornemuse. On retrouve d'ailleurs sur cet album plusieurs "tubes" de L'Héritage des Celtes : Broken Prayer, ainsi que le morceau éponyme ...
Le premier disque de l'Héritage des Celtes est enregistré à Dublin en avril 1994. Puis, à l'occasion des nombreux concerts et tournées, l'album "Héritage des Celtes en concert" est enregistré.
En 1996, il représente la France au Concours de l'Eurovision avec la chanson "Diwanit Bugale" écrite en l'honneur des écoles en langue bretonnes Diwan. Le score est loin de celui attendu...

"Finisterres", qui sort au mois d'octobre 97, constitue une suite naturelle du premier album et permet d'enregistrer la suite du répertoire construit au fil des concerts. Ce disque voit l'arrivée de Carlos Nuñez (entre autres) et d'un morceau galicien. ;)

Octobre 1998, sort un deuxième album en public "Zénith", enregistré en mars 1998 au Zénith de Paris pendant la tournée du disque Finisterres.
En 1998 il décroche une "Victoire de la Musique" qui concrétise le succés de L'Héritage des Celtes et confirme sa reconnaissance vis-à-vis du grand public.

A l'occasion de la Saint-Patrick 1999, l'Héritage des Celtes se produit à Bercy, la plus grande salle de Pari, sous le titre "BretagneS". En compagnie de Tri Yann, Alan Stivell, Gilles Servat, Armens, ce concert voit un événement exceptionnel : Dan Ar Braz et Alan Stivell rejouant ensemble pour la première fois depuis longtemps. Le passage de l'Héritage des Celtes se termine en apothéose, avec tous les musiciens de la soirée se retrouvant aux cotés de Dan Ar Braz... Avec même des invités inattendus : Michael Jones (normal, pour ce guitariste Gallois) et ... Jean-Jacques Goldman pour un solo de guitare, ainsi que du chant, sur "Left in Peace".

Un double album, ainsi qu'une vidéo sont publiées dans la foulée. L'album devient disque d'Or le 8 juillet 1999. La vidéo sort sous forme de DVD, devenant ainsi le premier concert "celtique" présenté sous ce nouveau format.

Fatigué de la scène, Dan Ar Braz souhaite limiter fortement les concerts, mais il participera quand même à "la nuit de la Bretagne", lors du Festival de Lorient 1999. L'occasion pour lui d'interpréter une chanson qu'il vient d'écrire, "Bretagnes". Il s'était pourtant promis de ne plus chanter, mais ce texte s'est imposé comme une nécessité : un hymne où il expose sa vision idéale de la Bretagne, où chacun dépasserait ses petites querelles de clocher pour former une Bretagne fière et unie...

Son site officiel

# Posté le samedi 18 juin 2005 13:49

Modifié le lundi 04 juin 2007 09:24

Merlin (Myrddin)

Merlin (Myrddin)
Eh oui, ça peut paraître "débile" (hum !), mais je tiens à rendre hommage à tous les bardes et en particulier à Myrddin, c'est-à-dire ... Merlin ! Avant tout, il était barde, n'est-ce pas ? Et la poésie bardique est profonde, riche en inspiration ... (Denez Prigent écrit dans le style bardique !)


Du temps où j'étais barde dans le monde,
j'étais honoré de tous les hommes.
Dès mon entrée dans les palais,
on entendait la foule pousser des cris de joie.
Sitôt que ma harpe chantait,
des arbres tombait l'or brillant.
Les rois du pays m'aimaient ;
les rois étrangers me craignaient.
Le pauvre petit peuple disait :
"Chante, Merlin, chante toujours."
Ils disaient, les Bretons :
"Chante, Merlin, ce qui doit arriver."
Maintenant, je vis dans les bois ;
personne ne m'honore plus maintenant.
Loups et sangliers, dans mon chemin,
quand je passe, grincent des dents.
Je l'ai perdu, ma harpe ;
ils sont coupés, les arbres
d'où tombait l'or brillant.
Les rois des Bretons sont morts,
les rois étrangers oppriment le pays.
Les Bretons ne disent plus :
"Chante, Merlin, les choses à venir."
Ils m'appellent Merlin le fou,
et tous me chassent à coups de pierre.

--> Fragments de chants populaires Bretons-Armoricains, attribués à Merlin, recueillis vers l'année 1820 et groupés par Hersart de la Villemarqué.

# Posté le samedi 18 juin 2005 13:57

Modifié le lundi 04 juin 2007 09:24

Liam O'Flynn : "Out to an other side"

Liam O'Flynn : "Out to an other side"
Voici un de mes CDs fétiches : "Out to an other side", album solo de Liam O'Flynn (le dieu de l'uillean-pipe) sorti en 1993.

Un album très original, notamment dans les mélanges musique classique - musique irlandaise. Par exemple, le premier morceau (The Foxchase), pièce normalement pour uillean-pipe solo, est ici arrangée par le compositeur Shaun Davey avec des intruments traditionnels (fiddle, whistle, harpe) et des instruments classiques (cor, hautbois, quatuor à cordes) ! Le mélange somptueux donne un magnifique concerto pour uillean-pipe !
Bien sûr, on trouvera sur ce disque du O'Carolan ("classico-celtique" par excellence) avec un arrangement très planant et raffiné (piste 9 : Lady Dillon).
Rita Connolly (The Dean's Pamphlet), Liam O'Maonlai (Ar Bhruach na Laoi) et The Voice Squad (After Aughrim's Great Disaster) seront invités à prêter leur voix.
A écouter aussi : 3 morceaux de Shaun Davey. Le premier (piste 4 : Gynt at the Gate) fait dialoguer uillean-pipe, fiddles et saxophones accompagnés par une batterie ... pour une "jig" qui déménage bien ! Le second (piste 5 : The Winter's End), composé pour une pièce de Shakespeare, est beaucoup plus calme et planant : pour m part, c'est la première fois que j'entends une uillean-pipe jouer aussi doucement ... Le troisième (piste 7 : Blackwells) est un morceau très proche des compositions de Turlough O'Carolan.
Et pour ceux qui aiment les morceaux mélancoliques, vous serez comblés par The Wild Geese et Sean O Duibhir a Ghleanna !

Bref, un magnifique album à écouter sans relâche !

Pour écouter des extraits c'est là !

# Posté le lundi 20 juin 2005 04:42

Modifié le lundi 04 juin 2007 09:26

Xosé Manuel Budiño

Xosé Manuel Budiño
Un autre musicien galicien, joueur de "gaita" et de whistle : Xosé Manuel Budiño.
Je vous conseille d'écouter son dernier album : "Zume de Terra", en particulier le morceau "Galo Galàn" qui est superbe !!!

Site officiel

# Posté le mardi 21 juin 2005 11:42

Modifié le lundi 04 juin 2007 09:26

Keltia !!!

Keltia !!!
Vive la Celtie ! Bevet Keltia !
"C'hwec'h bro un ene" --> "Six pays, une âme" !

Quelques citations "interceltiques" ... :

Denez Prigent : "Nous sommes tous les feuilles d'un seul arbre, un même vent nous anime".

Alan Stivell : "Celtie, au croisement des peuples du Nord
Et du Sud, aux confins du vieux monde et
du nouveau monde, aux frontières de la terre
et de la mer, à la limite du monde visible
et du monde invisible..."

"Voici venu le temps de délivrance
Loin de nous toute idée de vengeance
Nous garderons notre amitié avec le peuple de France
Mais nous abattrons les murailles honteuses
qui nous empêchent de regarder la mer
Les miradors qui nous interdisent nos plus proches frères
de Galles, d'Ecosse, d'Irlande
Et nous, dont le nom est connu des goëlands et des cormorans,
fut banni de tous les langages humains,
de toutes les bibliothèques, de toutes les cartes terrestres
Nous ouvrirons nos c½urs
de paysans et de marins-pêcheurs à tous les peuples
de la planète Terre
Et nous offrirons nos yeux au Monde
Est-ce prétentieux de nous croire égaux ?
Est-ce trop demander que de vouloir vivre ?" (Alan Stivell : "Délivrance")

--> un vrai message univercelte ! hihi ;)

# Posté le mardi 21 juin 2005 11:58

Modifié le lundi 04 juin 2007 09:27